Forum Cabasse, HIFI vintage et Home Cinéma.  Index du Forum Forum Cabasse, HIFI vintage et Home Cinéma.
Forum d'échanges entre passionnés de HIFI, de DIY et d'enceintes Cabasse entre autres marques.
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

La Haute Fidélité selon Bernard Neveu
Aller à la page: 1, 2, 39, 10, 11  >
 
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Forum Cabasse, HIFI vintage et Home Cinéma. Index du Forum -> Pour les passionnés d'enceintes Cabasse -> Les Haut-parleurs Cabasse, Le DIY Cabasse, Les tarifs, Les documents non classables dans les rubriques dédiées spécifiquement aux modèles -> Les discussions
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
oso
100 dB

Hors ligne

Inscrit le: 01 Juil 2016
Messages: 214

MessagePosté le: Dim 10 Juin 2018, 21:27    Sujet du message: La Haute Fidélité selon Bernard Neveu Répondre en citant

Bonjour


J'ouvre ce fil pour vous faire partager des textes écrits par le preneur de son Bernard Neveu. Il dirige les maisons de disques BNL et Syrius, dédiées à la musique classique et à l'orgue. 


Sa carrière se confond avec celle de G. Cabasse. Ils se sont rencontrés à la fin des années 50 et ont défini la technique de prise de son qui est partie intégrante de la philosophie de la marque. La complémentarité entre la prise de son et les enceintesCabasse est indissociable de la définition même de Haute Fidélité dans le sens le plus strict.


Bernard a signé l'ensemble des prises de son utilisées par le labo Cabasse et lors des différents salons pendant des décennies. On devrait d'ailleurs utiliser ses enregistrements pour juger de la qualité d'une installation qui intègre des enceintes de la marque : si ce n'est pas bon, c'est que ça cloche du côté de la mise en oeuvre.


J'ai la chance de rencontrer Bernard régulièrement, dans son studio. 


C'est un homme passionnant dont la carriere se confond avec l'histoire de la Haute fidélité. 


Je vous souhaite une bonne lecture.


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Dim 10 Juin 2018, 21:27    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
oso
100 dB

Hors ligne

Inscrit le: 01 Juil 2016
Messages: 214

MessagePosté le: Dim 10 Juin 2018, 21:29    Sujet du message: La Haute Fidélité selon Bernard Neveu Répondre en citant

"L’enregistrement stéréophonique 
 
 
  
 
 
Dans les années 1880, des ingénieurs, experts en photographie, avaient imaginé et mis au point un procédé de prises de vues stéréoscopiques et l’un d’eux, Auguste Neveu, diplômé major de l’Ecole Centrale, leur avait emboîté le pas. 
 
 
  
 
 
Les solutions les plus simples et les plus logiques aboutissant toujours aux meilleures réalisations, les appareils photographiques stéréo étaient composés de deux objectifs parallèles, d’un écartement comparables à celui des yeux humains, et la fixation des deux images se faisait sur une plaque de verre. 
 
 
  
 
 
Après transfert en positif, la plaque était vue par transparence sur des visionneuses disposant d’un double oculaire de même écartement, seule solution disponible à l’époque. 
 
 
Certaines d’entre elles avaient été prises pendant la construction de la Tour Eiffel et ces vues donnent le vertige tant le respect de la perspective, du relief et de la profondeur de champ est criant. 
 
 
Elles ont malheureusement été dérobées à leur propriétaire. Disons au passage que ce centralien faisait partie de la quarantaine d’ingénieurs engagés par Eiffel (son nom est gravé sur une plaque dans la chambre du maître au dernier étage). 
 
 
  
 
 
Pourquoi cet exposé préalable ? Seulement pour montrer le parallélisme entre vision et audition. "


 
 


Dernière édition par oso le Dim 10 Juin 2018, 21:44; édité 3 fois
Revenir en haut
oso
100 dB

Hors ligne

Inscrit le: 01 Juil 2016
Messages: 214

MessagePosté le: Dim 10 Juin 2018, 21:35    Sujet du message: Suite Répondre en citant

 "A l’apparition des premiers 33 tours stéréo au milieu des années 50, les mélomanes et audiophiles (cela va généralement de pair) qui avaient acquis le matériel nécessaire à leur audition, pouvaient trouver d’excellents enregistrements, vraiment stéréo, dont l’écoute était saisissante de vérité: largeur, profondeur, plans sonores, etc... Citons parmi elles: Decca, Westminster, Mercury, Capitol, etc... La plupart de ces enregistrements étaient, renseignements pris, réalisés à l’aide de deux micros omnidirectionnels disposés selon un écartement conséquent, plusieurs mètres, en homothétie avec la disposition généralement adoptée pour une écoute domestique.

  
 
Les très rares preneurs de son ayant pu disposer d’un matériel permettant un tel enregistrement se sont tout naturellement dirigés vers cette pratique, ce qui fut le cas de l’auteur de ces lignes qui, s’appuyant en cela sur les conseils avisés d’un aîné célèbre en matière d’acoustique, Georges Cabasse, a acquis la certitude «mathématique» ou plutôt «géométrique» que pour reproduire l’image de la réalité sonore, il était nécessaire et - Ô combien - suffisant de considérer les deux enceintes acoustiques comme deux points d’espace correspondant le plus exactement possible à la disposition des micros et vice-versa. 
 

 
 
Ainsi, tous nos enregistrements stéréo sont réalisés exclusivement à l’aide de deux micros omnidirectionnels totalement linéaires et disposés selon un écartement de plusieurs mètres. 
 
Pour l’heure, il n’existe chez nous - à notre connaissance - qu’un seul producteur professionnel utilisant cette pratique avec bonheur; il s’agit de Philippe Muller, propriétaire du label Passavant Music et du Studio Acoustique, dans le Doubs. Que l’on nous pardonne si nous en avons oubliés; ils ne manqueront pas de se faire connaître. 
 

 
 
Parlant particulièrement musique classique, ceux qui, même pour un important dispositif d’orchestre, multiplient le nombre des micros, utilisent des capteurs directionnels ou bi-directionnels, des «têtes artificielles» des «couples» ou, comble de l’horreur, des «micros stéréo», sont complètement à côté de la plaque (si l’on veut bien nous excuser cet argot). 
 

 
 
Elle a pris jour dans le cocon d’un certain nombre de producteurs de vinyles parmi les plus grandes marques; pourquoi ? Tout simplement parce que presque tous les mélomanes de l’époque n’étaient encore équipés que de cellules de lecture mono ou de cellules stéréo de première génération 
 
peu complaisantes en déplacement vertical. 
 

 
 
Précisons ici qu’une gravure de vraie stéréo sur ce support vynile comporte des déplacements horizontaux et verticaux; ceci avait pour effet de faire «sauter» les lecteurs inadaptés. Catastrophe ! commercialement parlant s’entend, à laquelle il fallait remédier mais surtout pas en cherchant à faire évoluer le client mélomane, d’où: finis les micros écartés et les omnidirectionnels - trop fidèles dans les graves - mais deux cardioïdes bien rapprochés pour éviter tout risque de «déphasage», cette qualité essentielle de la stéréo. On a même été jusqu’à inventer le «micro stéréo», 2 capsules superposées orientées à 90°, bravo ! Ça existe encore aujourd’hui... Entendons-nous bien: n’est évoqué ici que la prise de son de musiques classique, traditionnelle, jazz, etc..., où le «rendu» se doit d’être le plus naturel possible, le plus conforme à l’écoute en direct et où sont respectés le son des instruments et l’ambiance environnante, charge au preneur de son de faire le choix judicieux du lieu de l’enregistrement en parfaite adéquation avec le genre musical. 
 

 
 
L’enregistrement de la musique dite «de variété» ne répond pas aux mêmes critères et les ingénieurs du son qui la pratiquent méritent le respect; il ne s’agit plus ici de restituer fidèlement l’ambiance sonore mais de la créer selon le désir des interprètes. Ce travail requiert un matériel spécifique et une expérience que nous n’avons pas. Il ne saurait en effet être question que notre orientation durement ciblée «classique» puisse nous faire taxer du moindre mépris envers nos confrères de la variété mais nous sommes moins tolérants envers ceux du classique qui procèdent comme eux ! 
 

 
 
Pour revenir à ce qui nous préoccupe, il me paraît intéressant - j’oserais dire fondamental – de citer un petit évènement qui remonte à bien des années, époque à laquelle l’auteur de ces lignes enregistrait pour son propre plaisir de nombreux concerts. Alors que, bien avant l’arrivée du public, j’étais en train de procéder à la mise en place de mes perches dans une église, un «gamin» d’une douzaine d’années qui semblait captivé par ces préparatifs me pose une question inattendue: «pour votre stéréo, comment aller vous placer vos deux micros ?» - Je lui réponds par une autre question: «et toi, comment ferais tu ?» - La réponse est arrivée du tac au tac: «je les mettrais comme mes haut-parleurs chez moi». Si tous mes chers confrères pouvaient raisonner ainsi...  
 

 
 
Quelle désolation d’entendre sans plaisir total les nombreux enregistrements achetés par les mélomanes pour l’intérêt de la musique qu’ils contiennent. Ils ne vont cependant pas pour cela se priver de magnifiques interprétations. Tout est écrasé sur le même plan, le petit hautbois de l’harmonie est au même niveau que les quatre-vingts autres instrumentistes, les solistes sont «proéminents» et vous chantent carrément dans les oreilles tandis que l’orchestre est à cent mètres derrière et pourtant l’auditeur, à qui personne n’offre rien de mieux - à l’exception de quelques dinausaures dont nous nous félicitons de faire partie - va les acquérir: la musique avant tout, nous ne saurions contredire cela. 
 

 
 
Le pire de tout est que certains observateurs, «professionnels» avisés du monde musical, cautionnent à tours d’articles élogieux, dans certains supports spécialisés et complètement inféodés à la publicité - à de très rares exceptions -, ce qui au contraire devrait être durement sanctionné. Comme dans tous les domaines, n’y a-t-il pas là un sacré manque d’éducation et... d’honnèteté ? Nul doute qu’un tel exposé nous attirera les foudres du monde politiquement correct du disque, ce qui nous indiffère royalement. Si nous ne mettons pas les pieds dans le plat, qui le fera ? Que l’on se rassure à ce sujet, nous comptons heureusement un bon nombre de fidèles aficionados qui vont même beaucoup plus loin dans leur façon de s’exprimer sur le sujet. 
 

 
 
Pour conclure, il faut savoir qu’à présent tous ceux du métier du son disposent du meilleur matériel possible. Ce n’est donc pas ce matériel qui est en cause mais son choix adapté et la manière de s’en servir. Quant aux fadaises qui consistent à affirmer haut et clair que l’audition d’un enregistrement en «haute définition» (24 bits/96Khz par exemple) est bien meilleure que celle du CD (16 bits/44,1 Khz), il y a de quoi se marrer: toutes les écoutes comparatives en aveugle effectuées sur divers matériels de très haut de gamme, réglages de niveau parfaitement au point, ont abouti à une impossibilité de détecter la moindre différence audible ! Des ingénieurs, accrocs du beau son aux Etats-Unis, ont d’ailleurs développé ce constat dans des ouvrages largement publiés, notamment sur Internet, pour parvenir aux mêmes conclusions. Si toutes nos prises de son sont effectuées dans ce format dit HD, c’est uniquement parce qu’il est moins fragile aux manipulations de la post-production, c’est-à-dire essentiellement le montage. Il y a par contre beaucoup à dire quant à la qualité des pressages ou des gravures et des diverses manipulations qui les précèdent, aussi bien qu’à celle des lecteurs CD. 
 

 
 
A bon entendeur, salut !  "


Bernard Neveu
 


Revenir en haut
oso
100 dB

Hors ligne

Inscrit le: 01 Juil 2016
Messages: 214

MessagePosté le: Dim 10 Juin 2018, 21:47    Sujet du message: L'enregistrement Multicanal selon B. Neveu Répondre en citant

L’enregistrement stéréophonique multicanal 
 

 
 
Depuis plusieurs années, les enregistrements BNL et Syrius sont tous réalisés en multicanal, c’est à- dire, selon le cas, avec 4 ou 6 micros confortablement écartés et disposés selon un arc de cercle très ouvert. Nous avons abandonné définitivement le «micro central» qui ne sert strictement à rien, sauf à chagriner ceux qui entendent le soi-disant «trou dans le milieu», lequel n’existe pas dans la vraie prise de son stéréo telle que nous l’avons décrite. 
 

 
 
Entendons-nous bien: seuls deux de ces 4 ou 6 micros sont utllisés pour la gravure en stéréo et leur disposition réglée sur place en conséquence. 
 

 
 
Toujours à la recherche de la plus grande proximité possible entre l’auditon du concert en direct et celle de l’écoute sur une bonne chaîne HiFi, nous avons là aussi respecté la disposition micros/hautparleurs. 
 

 
 
Une telle écoute en multicanal est presque asymptotique de la réalité et nous n’avons pas d’autre commentaire que celui-ci: on est pratiquement assis dans la salle de concert, l’auditorium ou l’église. Quelle bouffée de plaisir sonore musical ! (eh ! oui, la musique est avant tout basée sur le son). 
 
Pendant deux années consécutives, nous avons sorti une quarantaine d’enregistrements en double version: stéréo et 5 canaux, les deux vendues au prix d’un. 
 

 
 
Les ensembles pour écouter ces CDs en 5 canaux existent par dizaines dans le commerce et il s’en est vendu des dizaines de milliers. Malheureusement, ils étaient affligés de l’étiquette «home cinéma» - 
 
nous n’avons rien contre le procédé - et, dans l’esprit du mélomane classique, cette épithète lui conférait une connotation «variétés». C’est du moins la raison que nous soupçonnons être la cause de l’insuccès total de l’expérieuce. Peut-être une sorte d’intolérance ? Actuellement, peu de mélomanes disposent de lecteurs et d’installations leur permettant de profiter du voyage mais nous stockons précieusement tous nos fichiers multicanaux pour le jour où... 
 

 
 
Que l’on se rassure, l’auteur de ces lignes est un passionné de musique et n’exerce ce métier que pour cette raison, tant est grand le plaisir qu’il prend à cotoyer et accompagner les merveilleux musiciens qui lui font l’honneur de leur fidélité. C’est bien animé de cet état d’esprit que nous restons soucieux de 
 
ne pas les trahir par une médiocre restitution de leurs prestations. 
 

 
 
Il y a sur cette terre bon nombre de mélomanes qui sont autant attachés à la qualité et à l’esthétique «naturelle» des enregistrements qu’à la musique elle-même. Je veux dire par là qu’ils ont la conviction - souvent innée - qu’un total plaisir musical passe obligatoirement par un profond respect de ce qu’à voulu le musicien en contact étroit avec son «producteur» et le même respect de l’environnement sonore. 
 
Comment expliquer autrement que depuis des lustres des facteurs d’instruments de tous genres se soient évertués à mettre au point et à fabriquer de si merveilleuses choses que des «ingénieurs du çon» (ou soidisant tels) s’ingénient à flanquer à bas, souvent en utilisant des moyens fort couteux et en s’appuyant sur des «théories» absurdes et indéboulonnables. 
 

 
 
Je pense que nous ne sommes qu’une poignée au monde à bien avoir pris conscience de ce que doit être un enregistrement de musique classique et je me targue d’en faire partie. Je ne m’appuie pas sur mon seul avis pour être aussi affirmatif; pendant une quarantaine d’années, le fameux constructeur de matériel Hi-fi, Georges Cabasse (dont la réputation n’est plus à faire), a fait appel à moi pour les documents sonores destinés à la présentation de ses appareils et encore aujourd’hui, la maison, qui a changé de mains, continue d’utiliser mes disques. La non moins célèbre firme anglaise B & W (Bowers &Wilkins) les a utilisés dans quelques-uns de ses salons. Ceci est conforté par l’avis quasi-unanime des musiciens (et nombre d’entre eux enregistrent ou ont enregistré - avant - ailleurs que chez moi). 
 

 
 
Pour les enregistrements, nous transportons avec nous un studio complet d’où l’esbrouffe est totalement absente. Le choix des divers éléments n’est pas forcément en rapport avec leur prix et leur taille mais plus souvent le fruit de nombreuses comparaisons, lesquelles réservent parfois de curieuses surprises. Nous n’en donnerons pas ici le détail mais: micros, câbles, enregistreurs multipistes haute définition, haut-parleurs de contrôle (4 ou 6), amplificateurs (surtout pas de casque !), etc..., font l’objet de choix rigoureux. Le principe qui nous a toujours guidés est celui-ci: moins il y a d’objets (j’oserais dire d’obstacles) entre la source musicale et l’auditeur du disque et mieux on se porte. 
 

 
 
Il fut une époque - remontant à plus de vingt ans - où les grandes revues spécialisées comptaient dans leurs rangs des rédacteurs qui adhéraient totalement à cette conception de l’enregistrement et nous reconnaissaient ainsi par leurs articles élogieux. Ces temps sont révolus et - à l’exception de très rares supports - ces compliments vont exclusivement à ceux qui portent surtout leurs efforts financiers à l’insertion de pages entières de publicité, exploitant sans vergogne la naïveté d’un certain nombre de lecteurs. 
 

 
 
Comme dans bien des domaines, seul l’argent compte ! 
 

 
 
Bernard Neveu 
 


Revenir en haut
vermo
100 dB

Hors ligne

Inscrit le: 23 Oct 2014
Messages: 149
Localisation: Gard

MessagePosté le: Lun 11 Juin 2018, 17:18    Sujet du message: La Haute Fidélité selon Bernard Neveu Répondre en citant

Bonjour,
Les albums enregistrés par B Neveu sont effectivement des modèles pour la prise de son mais aussi pour leurs qualités artistiques: les interprètes ne sont pas forcément des vedettes mais n'ont rien à leur envier par leurs qualités artistiques. Jean Dubé, Jean Sourisse, Olivier Latry, Georges Bessonnet et d'autres sont de fins musiciens.
La seule difficulté est de mettre la main sur ces enregistrements: un peu sur le site de la Fnac, un peu plus sur mon disquaire.com. Sur Amazon des requins spéculent avec des tarifs prohibitifs sur quelques CD. Sinon, on a qobuz, mais j'ai remarqué que les montages sont parfois audibles (pourquoi?), et parfois gênants (le sublime Requiem de Duruflé par Jean Sourisse). Pas de livret de présentation sur Qobuz non plus: mais des musiciens qu'on enregistre guère ailleurs: Vieuxtemps, Duruflé, Vierne...
Alors si vous avez d'autres sources d'approvisionnements.
Cordialement


Revenir en haut
oso
100 dB

Hors ligne

Inscrit le: 01 Juil 2016
Messages: 214

MessagePosté le: Lun 11 Juin 2018, 20:45    Sujet du message: La Haute Fidélité selon Bernard Neveu Répondre en citant

Bonjour Vermo


Je vois que vous connaissez bien les musiciens et le label! J'ai écouté très récemment la transcription du Requiem de Dvorak pour piano, solistes et choeur, avec l'ensemble de Jean Sourisse: beaucoup de ferveur, et une qualité d'enregistrement pratiquement inconnue par ailleurs.


On pourrais citer aussi le CD Franck/Ravel par Jean Dubé et Amanda Favier, les Co pour violon de Brahms et Beethoven avec F. Pellassy, somptueux, etc, etc...




Je découvre petit à petit le répertoire d'orgue enregistré par Bernard. Je suis tombé sous le charme du CD "Transposition" interprété par Shin Young Lee sur les Grandes Orgue de l'Eglise St Michel de Munich. On y trouve Bach, Charles Tournemire, Luis Vierne, Olivier Latry, Jean Guillou. Ce disque est une merveille et l'enregistrement est somptueux lorsque la chaine est bien réglée.


J'y reviendrai en détail dans la rubrique Musique Classique


Je trouve les disques BNL/Syrius sur le net, parfois d'occasion, parfois en neuf. 


Revenir en haut
oso
100 dB

Hors ligne

Inscrit le: 01 Juil 2016
Messages: 214

MessagePosté le: Lun 11 Juin 2018, 21:09    Sujet du message: La Haute Fidélité selon Bernard Neveu Répondre en citant

Ce qui frappe, en ce qui concerne la qualité d'enregistrement, c'est la perspective naturelle et le respect des timbres, de l'espace. La scène sonore forme un tout.


Cette caractéristique est due à l'application, réduite à 2 micros, du principe de Huygens. L'idée est de capter un front d'onde, et non pas un instrument particulier, et de remplacer les micros par les enceintes pour la restitution de ce front. 


Bernard m'a raconté les expériences menées avec Georges Cabasse en Live Musique: c'est la seule technique qui permet de "passer" le test de live musique.


Pour le mélomane disposant d'une chaîne bien installée, c'est la garantie de voir s'effacer les enceintes au profit d'une scène sonore totalement homogène.


Ma discothèque est composée d'enregistrements de provenances variées, mais ce sont les disques réalisés de cette façon qui donnent le résultat le plus crédible face à l'expérience du concert. Cela ne m'arrange pas, car les prises multimicro, ou bien avec des couples rapprochés sont majoritaires (car moins risquées). Ces dernieres vont du mauvais à de jolies miniatures.


J'ai discuté avec des "Ingé son" qui m'ont opposé le fait que la prise en AB large ne pouvait pas fonctionner avec de grands effectifs: il faut ecouter le Co pour violon de Brahms, ou pire encore, la Missa Gallica pour démentir cette affirmation: 200 musiciens sur scène et seulement 2 micros. Mon frère en visite chez moi, en est resté "baba" tellement le réalisme, l'homogénéité sont saisissants.


Georges et Bernard, dès les années 60 ont poussé plus loin, en multipliant les micros et les enceintes pour mieux coller au principe ed Huygens en échantillonnant encore plus précisément le front d'onde. Chez Cabasse, Philippe Muller a testé et validé ce principe en 5 canaux dans les années 90 (pentaphonie). Certains ont assisté à des démo de Live Musique avec l'Orchestre de la Marine de Brest (un doute sur l'intitulé exact de la formation, Philippe me corrigera) utilisant 5 Skiff.


Aujourd'hui, Passavant utilise 5 micros, et Bernard Neveu 6 micros. J'ai eu la chance d'écouter le résultat chez Bernard et cela dépasse de loin ce que j'ai entendu de plus beau en stéréo 2 canaux. La scène s'ouvre très largement, et reste stable même si l'on se rapproche, ou si l'on se déplace latéralement. il n'y a pas de limites en dynamique et la sensation du direct est totale. 


Mon sentiment, c'est que la voie du progrès dans le domaine de la Haute fidélité est là. 


Dernière édition par oso le Mar 12 Juin 2018, 06:35; édité 1 fois
Revenir en haut
oso
100 dB

Hors ligne

Inscrit le: 01 Juil 2016
Messages: 214

MessagePosté le: Mar 12 Juin 2018, 06:32    Sujet du message: Principe de Hyugens appliqué à l'audio Répondre en citant

Voici un lien interessant pour comprendre, à l'aide d'une animation, le principe de Huygens et son application à l'enregistrement et à reproduction du front d'onde en audio:

http://www.syntheticwave.de/Wavefieldsynthesis.htm


Revenir en haut
dome
120 dB

Hors ligne

Inscrit le: 22 Mai 2013
Messages: 1 269
Localisation: Paris

MessagePosté le: Jeu 14 Juin 2018, 01:32    Sujet du message: La Haute Fidélité selon Bernard Neveu Répondre en citant

Bonjour oso,


Merci pour ce sujet et pour la reprise des propos de Bernard Neveu.


La vraie stéréophonie à 2 canaux est fascinante de naturel et d'aération. Il est assez étonnant qu'elle n'ait pas été davantage utilisée par le passé, et qu'elle ne le soit pas davantage aujourd'hui...


C'est d'autant plus étonnant que j'ai du mal à expliquer ce qu'une autre technique de prise de son, dans l'exemple d'une sonate ou d'un interprète soliste, pourrait apporter que la technique AB ne pourrait pas. Quel intérêt de plonger les micros sous le couvercle d'un piano, par exemple, alors que la netteté recherchée est également accessible à la prise de son en AB (pour l'enregistrement classique, pas pour la sonorisation) sans en subir les excès?


Dome
_________________
Sans liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur.


Revenir en haut
Philippe MULLER
115 dB

Hors ligne

Inscrit le: 18 Avr 2017
Messages: 855
Localisation: Passavant

MessagePosté le: Jeu 14 Juin 2018, 12:01    Sujet du message: La Haute Fidélité selon Bernard Neveu Répondre en citant

Il y a peu, Bernard neveu et moi nous sommes rendus chez Atohm en emportant plusieurs CD avec nous. Thierry Conte connaissait une partie de mes enregistrements qu'il utilise régulièrement mais il a pu prendre également connaissance de ceux de Bernard Neveu. Ce qui le fascine le plus dans cette technique, c'est l'espace et le relief.

Il faut prévenir les uns et les autres que ça doit être écouté sur une installation qui fonctionne parfaitement sinon ce sera décevant et flou.
_________________
"... la seule méthode, la moins subjective possible: comparer instantanément la musique et sa reproduction. Ce concept, je l'ai ensuite inculqué à mes techniciens et ingénieurs. On n'en a jamais changé..." Georges Cabasse, juillet 1990.


Dernière édition par Philippe MULLER le Jeu 14 Juin 2018, 12:14; édité 1 fois
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
dome
120 dB

Hors ligne

Inscrit le: 22 Mai 2013
Messages: 1 269
Localisation: Paris

MessagePosté le: Jeu 14 Juin 2018, 12:10    Sujet du message: La Haute Fidélité selon Bernard Neveu Répondre en citant

Bonjour,
Philippe MULLER a écrit:
Il faut prévenir les uns et les autres que ça doit être écouté sur une installation qui fonctionne parfaitement sinon ce sera décevant et flou.


Lorsque l'on s'adresse au marché de masse, c'est sans doute là une des limites de l'exercice...


Dome
_________________
Sans liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur.


Revenir en haut
Philippe MULLER
115 dB

Hors ligne

Inscrit le: 18 Avr 2017
Messages: 855
Localisation: Passavant

MessagePosté le: Jeu 14 Juin 2018, 12:17    Sujet du message: La Haute Fidélité selon Bernard Neveu Répondre en citant

dome a écrit:

Bonjour,
Philippe MULLER a écrit:



Il faut prévenir les uns et les autres que ça doit être écouté sur une installation qui fonctionne parfaitement sinon ce sera décevant et flou.





Lorsque l'on s'adresse au marché de masse, c'est sans doute là une des limites de l'exercice...


Dome



Soyons francs: nos clients vont au concert. Le reste ne nous intéresse pas. Faire du fric pour le fric n'a jamais été une motivation. Être célèbre non plus. Nous sommes idéalistes et il en faut. 
_________________
"... la seule méthode, la moins subjective possible: comparer instantanément la musique et sa reproduction. Ce concept, je l'ai ensuite inculqué à mes techniciens et ingénieurs. On n'en a jamais changé..." Georges Cabasse, juillet 1990.


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
oso
100 dB

Hors ligne

Inscrit le: 01 Juil 2016
Messages: 214

MessagePosté le: Jeu 14 Juin 2018, 12:55    Sujet du message: La Haute Fidélité selon Bernard Neveu Répondre en citant

Bonjour Dome


Les raisons qui limitent ce type d'enregistrement sont sans doute:


1- La difficulté de les réussir. Ca ne semble pas passer par des cours dans des écoles d'ingé-son, mais par une pratique au long cours, et un sacré bagage technique et culturel.


2- La nécessité d'utiliser un système bien réglé. Chez moi, ces prises de son ont posé des problèmes d'image que j'ai résolus en simplifiant la chaine au maximum, en assainissant le câblage et en chassant tout matériel "ésotérique". Le travail sur les qualités acoustiques de la pièce est très important. Une prise mutimicro ou A/B étroitr permet de fabriquer une scène qui reste stable et centrée même sur du matériel médiocre, même si c'est étriqué et peu naturel. Il s'agit encore d'une question de compatibilité.


3- Une question de culture, et de mise en avant de l'ingénieur du son comme artiste qui impose sa parfois signature avec des micros bizarres: il faut lire les interviews de certains ingé son qui ont la côte. On entend beaucoup de prises de son "pastel", un brin délavées avec une sorte de halo par exemple. Ca peut plaire aujourd'hui mais dans 20 ans?




Ce qui est déroutant, c'est que la notion de "système d'exception" est très bien acceptée dans le monde audiophile. Par contre, les compromis réalisés à la prise de son ne dérangent malheureusement pas grand monde.
Au moins reste t il des forum ou l'on peut en parler!


Il faudrait remettre la Haute Fidélité à la mode, avec des démo qui démontrent au mélomane à quel point un enregistrement dans les règles de l'art et une chaine bien réglée peuvent donner l'illusion du concert.


Ce n'est pas avec la Swell, des enceintes hyper directives au médium déprimé et les CD de Diana Krall qu'on risque d'y parvenir de sitôt Sad


Dernière édition par oso le Jeu 14 Juin 2018, 13:02; édité 1 fois
Revenir en haut
dome
120 dB

Hors ligne

Inscrit le: 22 Mai 2013
Messages: 1 269
Localisation: Paris

MessagePosté le: Jeu 14 Juin 2018, 12:57    Sujet du message: La Haute Fidélité selon Bernard Neveu Répondre en citant

Philippe MULLER a écrit:
dome a écrit:
Bonjour,
Philippe MULLER a écrit:
Il faut prévenir les uns et les autres que ça doit être écouté sur une installation qui fonctionne parfaitement sinon ce sera décevant et flou.


Lorsque l'on s'adresse au marché de masse, c'est sans doute là une des limites de l'exercice...


Soyons francs: nos clients vont au concert. Le reste ne nous intéresse pas. Faire du fric pour le fric n'a jamais été une motivation. Être célèbre non plus. Nous sommes idéalistes et il en faut. 


Certes, mais les majors du disque classique ne voient peut-être pas les choses de la même manière... C'était le sens de ma remarque.


Dome
_________________
Sans liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur.


Revenir en haut
Philippe MULLER
115 dB

Hors ligne

Inscrit le: 18 Avr 2017
Messages: 855
Localisation: Passavant

MessagePosté le: Jeu 14 Juin 2018, 13:08    Sujet du message: La Haute Fidélité selon Bernard Neveu Répondre en citant

Les majors c'est l'industrie et le business. C'est Flunch ou Mac Do. La haute-Fidélité n'est pas au menu. Tout n'est pas mauvais, bien sûr, mais l'objectif des producteurs est le chiffre d'affaire au moindre coût. Je peux vous dire que la qualité sonore ne les motive pas, pas plus que la majeure partie des musiciens.
_________________
"... la seule méthode, la moins subjective possible: comparer instantanément la musique et sa reproduction. Ce concept, je l'ai ensuite inculqué à mes techniciens et ingénieurs. On n'en a jamais changé..." Georges Cabasse, juillet 1990.


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:10    Sujet du message: La Haute Fidélité selon Bernard Neveu

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Forum Cabasse, HIFI vintage et Home Cinéma. Index du Forum -> Pour les passionnés d'enceintes Cabasse -> Les Haut-parleurs Cabasse, Le DIY Cabasse, Les tarifs, Les documents non classables dans les rubriques dédiées spécifiquement aux modèles -> Les discussions Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: 1, 2, 39, 10, 11  >
Page 1 sur 11

 
Sauter vers:  

Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation

Template UT by dav.bo
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com