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Les symphonies de Dimitri Shostakovitch

 
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vermo


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MessagePosté le: Lun 24 Juil 2017, 16:29    Sujet du message: Les symphonies de Dimitri Shostakovitch Répondre en citant


 

Pourquoi les symphonies de Shostakovitch? Parce que j'ai découvert ce compositeur au début des années 1980, époque qui m'a aussi permis de découvrir les enceintes Cabasse, et d'en acheter, avec ma première paye. Les symphonies de ce compositeur ont toujours mis en valeur les qualités de ces enceintes: Shostakovitch utilise toutes les possibilités des instruments, utilise beaucoup la dynamique (comme Mahler), les percussions, les choeurs...
Je ne suis nullement un spécialiste de ce compositeur, n'attendez pas une discographie de référence mais simplement une découverte... La preuve, je n'ai pas écouté depuis longtemps l'intégrale de Kondrashine.
Pour commencer, je conseille une symphonie presque sage, la première: écrite par un jeune homme de 20 ans , terminée en 1924 et jouée en 1926, elle a eu beaucoup de succès en URSS, mais aussi en Europe de l'ouest et aux Etats-Unis. Sous une apparence classique, on entend déjà un humour noir et des grincements. J'aime beaucoup ce qui est un de mes premiers 33 tours, l'interprétation de Karel Ancerl avec l'orchestre philharmonique tchèque. Il est  probablement réédité en CD par Supraphon, et disponible au téléchargement chez qobuz.
La deuxième symphonie est révolutionnaire, dans tous les sens du terme: c'est une commande du département de la propagande de l'Urss en 1927, et met fin à une période de dépression du compositeur. Elle célèbre la révolution d'Octobre 1917, et est particulièrement moderne (mais pas ennuyeuse) dans son écriture: sirènes (comme dans Varèse), clusters, percussions et choeur final dans cette symphonie assez courte à la forme d'une presque cantate. La troisième est sur le même modèle, mais beaucoup moins digne d'intérêt. J'aime Haïtink avec le Concertgebow d'Amsterdam (Decca) mais aussi Kitajenko avec l'orchestre Gürzenich de Cologne (Capriccio).
La quatrième est l'une des plus difficile et les plus extraordinaires: commencée en 1935, dans la période la plus noire de l'Urss et du stalinisme, elle a attiré bien des ennuis au compositeur, qui aurait bien pu passer d'auteur officiel à celui de déporté. La musique avait profondément déplu à Staline... Je ne peux m'empêcher d'entendre les chaînes des prisonniers et les exécutions sommaires dans cette musique. Si vous tenez le choc, essayez Haïtink à Amsterdam (Decca) ou à Chicago (CSO). Shostakovitch compose ensuite la cinquième, très classique, très populaire aujourd'hui encore: elle a charmé Staline, qui n'a guère dû entendre les percussions du finale qui semble enfoncer dans nos têtes un optimisme de façade. Pour l'entendre, Ancerl (Supraphon), Haïtink (Decca) ou Gergiev (Marinsky).
Entre la septième et la huitième, qui utilisent la même matière (deux symphonies de «guerre), je préfère la huit: toujours pas gaie mais émouvante de bout en bout, pour peu que l'interprétation  tienne la tension tout du long: Haïtink (Decca) ou Gergiev (Marinsky).
 
La dixième, écrite après un long silence, en 1953, est un portrait de Staline, qui vient de mourir: j'aime beaucoup Kitajenko (Capriccio). On peut oublier les 11e  et 12e, oeuvres de propagande sans beaucoup d'inspiration. Cette dernière revient avec les trois dernières, trois oeuvres difficiles: la 13e, avec basse et choeur, créée en 1962 met en musique plusieurs poèmes qui permettent d'approcher un compositeur tourmenté: un auteur officiel mais capable de faire passer la critique la plus cinglante dans sa musique. Jusqu'à la dénonciation de l'antisémitisme.. La 14e , composé en 1969, est un retour sur les convictions profondes de Shostakovitch, au fond, un antimilitariste égaré dans un pays totalitaire: essayez toujours Haïtink pour ces deux symphonies.
 
La quinzième est la plus énigmatique, composée en 1971, 4 ans avant sa mort, Shostakovitch utilise des procédés de collage et de citations, de ses propres oeuvres mais aussi de Wagner et Rossini: je ne connais qu'une seule interprétation réussie, celle de Rozhdestvenky avec l'orchestre du ministère de la culture de l'Urss (Chant du monde à l'origine).
 


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MessagePosté le: Lun 24 Juil 2017, 16:29    Sujet du message: Publicité

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TDS


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MessagePosté le: Lun 24 Juil 2017, 17:23    Sujet du message: Les symphonies de Dimitri Shostakovitch Répondre en citant

Ceci donne des envies d'écoute ! merci.
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vermo


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MessagePosté le: Lun 24 Juil 2017, 19:40    Sujet du message: Les symphonies de Dimitri Shostakovitch Répondre en citant

C'est le but!

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BRIG
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MessagePosté le: Mar 25 Juil 2017, 10:07    Sujet du message: Les symphonies de Dimitri Shostakovitch Répondre en citant

Bonjour vermo,


En quelques lignes tu balaies l'oeuvre de Shostakovitch.
C'est intéressant, d'autant que tu y ajoutes le contexte.
Merci pour cette initiative, qui, je l'espère, donnera quelques envies de découverte ou de réécoute à nos lecteurs.


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vermo


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MessagePosté le: Mar 25 Juil 2017, 10:48    Sujet du message: Les symphonies de Dimitri Shostakovitch Répondre en citant

Bonjour,
Dans le cas de Shostakovitch, le contexte est très important, bien plus que pour beaucoup d'autres compositeurs. Dans un régime totalitaire, le public appréciait beaucoup les ouvres de Shostakovitch, car, au delà des notes, chacun peut deviner une critique pour qui sait entendre. Par exemple, pour sa neuvième, les autorités attendaient une symphonie monumentale à la gloire du régime, avec pour modèle, la neuvième de Beethoven. Résultat, une symphonie de poche, sur le modèle de Haydn: Gergiev (Marinsky) en rend très bien l'humour (noir).
Il faudra à Shostakovitch attendre la mort de Staline pour composer à nouveau une symphonie.
Cordialement


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dome
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MessagePosté le: Ven 28 Juil 2017, 18:15    Sujet du message: Les symphonies de Dimitri Shostakovitch Répondre en citant

Bonjour vermo,


Pour moi, Shostakovitch est un compositeur resté de l'autre côté du mur...


Connais-tu la version de la 10ième par Karajan (celle de 1966)? Si oui, qu'en penses-tu par rapport à tes références?


Dome
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vermo


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MessagePosté le: Ven 28 Juil 2017, 18:39    Sujet du message: Les symphonies de Dimitri Shostakovitch Répondre en citant

Bonjour,
elle est considérée comme l'une des plus belles: une partie du legs de Karajan est en cours de remasterisation en HD. Les prises de son de cette époque sont très belles (Ex, les Richard Strauss disponibles chez Qobuz).
De l'autre côté du mur? Très russe, oui, soviétique (les mauvais jours?), mais souvent très moderne (2e, 4e symphonie... les quatuors aussi) L'influence de Mahler est déterminente aussi, mais on est déjà en Europe centrale. Un autre musicien de cette époque, plus inégal mais parfois génial, ami de Shostakovitch! Weinberg.
Cordialement.


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dome
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MessagePosté le: Ven 28 Juil 2017, 20:57    Sujet du message: Les symphonies de Dimitri Shostakovitch Répondre en citant

Merci vermo.


Cet enregistrement (dont je possède la version vinyle) est mon point d'entrée dans l'univers orchestral de Shostakovitch. Au fil des occasions, je m'inspirerai de tes recommandations.


De l'autre côté du mur, signifie pour moi que c'est un monde musical un peu lointain, sans autre considération historique ni politique. Mais bel et bien digne d'intérêt.


Dome
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:44    Sujet du message: Les symphonies de Dimitri Shostakovitch

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