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Vinyle : a-t-on encore raison d'investir ?
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dome
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MessagePosté le: Mar 24 Mai 2016, 14:08    Sujet du message: Vinyle : a-t-on encore raison d'investir ? Répondre en citant

A la mi-temps de cette année 2016, il parait saugrenu de se poser une question pareille. Qui peut encore songer raisonnablement à dépenser ses modestes deniers dans cette technique d'un autre âge? Pourtant, force est de constater que le marché du disque microsillon ne s'est pas éteint, comme on pouvait le prévoir il y a plus de 20 ans. Et même, si l'on en juge au nombre de parutions récentes, qu'il ne s'est pas porté aussi bien depuis longtemps, du moins, dans le contexte extrêmement morose de la commercialisation de la musique enregistrée qui s'est installé depuis la généralisation de l'accès à Internet (et donc, du téléchargement illégal).

Dans les années 80-90, on pouvait se refaire une discothèque pour pas cher (si l'on avait quand même quelques moyens), car tous les mélomanes bradaient leurs collections de 33T dans les boutiques spécialisées dans la vente d'occasion afin de libérer de la place sur leurs étagères pour le nouveau CD. C'était le bon temps (pour ceux qui ont su en profiter). Aujourd'hui, le vinyle ne se brade plus, il se vend parfois à prix d'or et, en tous cas, toujours plus cher qu'un CD. Il existe non seulement un marché du neuf (que l'on peut qualifier de niche), mais aussi un vaste marché de l'occasion, via le site de vente en ligne bien connu.

On sait tous à peu près (est-ce vraiment sûr?) ce que l'on peut attendre d'un vinyle sur la platine. Je parle de plaisir en tant que mélomane. Mais sait-on que ce format est également connu pour les opportunités qu'il offre aux spéculateurs de tous poils? Par exemple, sait-on qu'un exemplaire de l'édition originale (on parle de 1er pressage, comme pour l'huile d'olive) de Blue train de J. Coltrane chez Blue Note se revend à partir de 500$ jusqu'à plus de 1000$ selon l'état? Belles plus-values en perspective pour les petits malins qui ont eu le nez fin, et surtout la patience d'attendre.

Depuis, les ré-éditions Blue Note pleuvent. Mais certaines ont bien été identifiées pour leur "potentiel" (comme disent les promoteurs immobiliers). Ce qui a conduit leur éditeur (je pense bien-sûr à Music Matters, dont le travail de ré-édition est somptueux) à limiter le nombre d'achat par exemplaire au particulier, ayant bien compris l'intérêt que pouvait susciter leur production en "édition limitée" chez certains "amateurs" peu scrupuleux.

Pour moi, qui n'ai pas le sens des affaires, je continue à acheter des vinyles au prix - modérément ou exagérément - fort pour le plaisir d'écouter Ah, toute la musiqueu que j'aime et aussi pour me constituer une modeste discothèque.

J'aimerai ici échanger avec ceux qui conservent un intérêt pour ce matériau musical.

Bien à vous.

Dome
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MessagePosté le: Mar 24 Mai 2016, 14:08    Sujet du message: Publicité

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Fred451
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MessagePosté le: Mar 24 Mai 2016, 18:17    Sujet du message: Vinyle : a-t-on encore raison d'investir ? Répondre en citant

Bonsoir Dome,


J'ai moi aussi un petit faible pour ce type de support ce qui n'exclut pas le CD ou le dématérialisé. Il est vrai que l'on peut remarquer une inflation importante au niveau de l'occasion, on est passé de 0.50€ à plusieurs Euros pour un 33t. Pour ce qui me concerne je recherche surtout du Jazz et c'est une catégorie assez rare. J'achète dans les vide-greniers, troc etc... 
Et j'ai toujours en cours la numérisation de plusieurs centaines de 78t exclusivement de Jazz.


A+,  Fred


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dome
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MessagePosté le: Mar 24 Mai 2016, 20:07    Sujet du message: Vinyle : a-t-on encore raison d'investir ? Répondre en citant

Merci Fred,


Fred451 a écrit:
(...) on est passé de 0.50€ à plusieurs Euros pour un 33t (...)














Quelques euros...!? Dans les vide-greniers peut-être, mais quels disques et dans quel état?


La dernière fois que j'ai acheté une petite partie d'une collection jazz à une particulière (une voisine, suite à un événement très malheureux...), je lui ai proposé 10€ par disque de peur de passer pour un malhonnête homme. Pour te dire, il y avait des Mingus, des Coltrane, Shepp, etc. (plutôt new thing donc) de la période Impulse/abc et Atlantic en édition originale américaine. Le reste lui a été acheté par un magasin que je lui ai recommandé - à Paris - pour 5€ pièce ou moins. J'ai retrouvé plus tard ces disques dans les bacs (ils étaient tous signés et datés au stylo) du magasin entre 25 et 35€, ce qui me semble être le prix qu'un amateur est prêt à mettre là-dessus. Dans la collection, il y avait un Blue train un peu bâtard (l'étiquette portant le signe de la seconde édition mono américaine sur une des faces, et de la troisième sur l'autre face! - et oui, c'est aussi ça le vinyle: l'artisanat des "grandes maisons"). Je l'ai acheté, bien-sûr. On pourra reparler du son, mais il ne me plaisait pas (le gros son Blue Note, de la patate dans le médium, bien centré - c'est du mono - et le reste en retrait), avec en plus l'usure et ses bruits habituels. Je l'ai mis en dépôt vente dans mon magasin préféré. En moins de 2 mois, il est parti à 150€ (soit 15 fois le prix d'achat!) et sans faire monter les enchères.


Je te fais pas un schéma: celui qui tombe sur une collec de BN, Prestige, Impulse, Verve, etc. en pressage original US (mais aussi français, si ce sont des 1ère éditions) et qui négocie le tout quelques euros pièce... il peut se dire qu'il repart avec un beau butin. Et en laissant derrière lui un ignorant roulé! Nul n'est censé ignorer la valeur des choses. Mais, il y a aussi la réciproque: celui qui a des caisses de ré-éditions récentes lamda et qui les revend à prix d'or... Attention, escrocs!


Dome
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Fred451
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MessagePosté le: Mar 24 Mai 2016, 20:25    Sujet du message: Vinyle : a-t-on encore raison d'investir ? Répondre en citant

Dome,

Oui, je parlais des vide-greniers avec des disques dans un état très variable et les disques intéressants sont rares.


Fred


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BRIG
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MessagePosté le: Mar 24 Mai 2016, 21:27    Sujet du message: Vinyle : a-t-on encore raison d'investir ? Répondre en citant

Bonsoir à tous,
Bonsoir dome,


Lorsque le CD est sorti dans les années 80, je n'aurais pas parié un Kopeck sur la survie du disque vinyle.
Grosse erreur !


Le maintien en vie de ce support repose en grande partie sur des aspects passionnels.


La sonorité malgré ses faiblesses, l'aspect des disque et des pochettes, le beauté des platines, le désir de résister au progrès, la vague rétro, les mauvais enregistrements de très nombreux CD...


Je vous comprends très bien, en fait. Un vinyle, c'est tout un cérémonial, toute une ambiance.


Longue vie à ce support.


BRIG  
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dome
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MessagePosté le: Mer 25 Mai 2016, 01:53    Sujet du message: Vinyle : a-t-on encore raison d'investir ? Répondre en citant

Bonsoir Brig,


Oui, il y a sans doute un aspect nostalgique dans l'intérêt qu'ont certains pour le vinyle. On en a souvent parlé.


Mais, si on veut bien éteindre cette petite musique romantique un instant, on peut s'interroger sur l'engouement qui semble insensé mais bien réel dont le vinyle est aujourd'hui l'objet, et dont la valorisation spéculative est la traduction sonnante et trébuchante. N'y a-t-il que des considérations somme toute périphériques à l'objet sonore qu'est ce support audio? Qu'en est-il de l'objet sonore lui-même?


Pour ma part, c'est clair, la domination du numérique - pourtant évidente sur le plan technique - sur l'analogique n'est pas du tout évidente en audio Hi-Fi. Même si l'analogique est représenté par ce candidat inconstant qu'est le vinyle, la messe n'est pas dite. Je dois descendre de mon échelle du savoir et remiser ma règle à calcul dans son vieil étui pour faire le constat surprenant, dans mon séjour, que la musique qui sort de cette galette de plastique noir peut damer le pion, sur la question centrale du son, à ses successeurs high-tech.


Et ça, c'est la seule motivation qui vaille quand un mélomane - et non un spéculateur - se pose la question de la justesse du coût d'achat. C'est effectivement cette question du son qui participe à cet engouement durable. Sinon, ce ne serait qu'un feu de paille allumé par le marketing.


Dernier essai en date, hier. Je viens d'acquérir - encore avec grande réticence compte tenu du prix exorbitant de 59€, dû en grande partie au nouveau taux de change euro-dollar - l'édition neuve produite par Music Matters de ''Out to lunch!' de Eric Dolphy chez Blue Note*, encore. Je sais, c'est dingue. Je ne m'arrête pas sur les considérations matérielles de l'objet en question. Par ailleurs, je possède de longue date le CD de 1987 que je n'ai pas écouté depuis au moins une aussi longue date. Je charge les platines, j'égalise les niveaux. Et c'est parti pour une écoute comparative avec commutation immédiate A/B.


Durant les premières minutes, la similitude des timbres des instruments est frappante (vibraphone surtout, saxophone soprano, trompette). Ce qui signifie que le mastering n'a pas utilisé l'égaliseur paramétrique à la gravure, du moins de façon sensible. Mais par la suite, très rapidement, les différences apparaissent. Sur une source, les cymbales surgissent du fond du studio; le médium s'adoucit; l'espace entre les instruments s'aère. D'un côté un son compact et puissant, de l'autre un son étale et aéré, moderne. Si cet essai était en aveugle, je vous fiche mon billet, que nous aurions tous désigné comme source numérique, celle qui, en réalité, était le vinyle. Donc exit le CD Blue Note de 87 (qui, il faut le reconnaître, est sans doute volontairement plus proche du son du vinyle d'origine que recherche les inconditionnels du vintage). Et vive le vinyle qui redonne une jeunesse à ces prises de son qui semblaient si datées de Rudy van Gelder!


Alors, en quoi le support vinylique est-il supérieur au CD dans cette affaire? Sans doute en rien! Il faut considérer les choses dans leur ensemble le plus large, celui qui englobe la production. Ce que les amateurs ne font quasiment jamais dans leurs commentaires ("Quand le sage montre la Lune, l'amateur regarde... le vinyle", proverbe chinois). Le résultat sonore qui est sorti des Caravelle n'est pas d'abord celui produit par ce merveilleux disque noir, mais il est surtout le produit du travail de l'équipe de Music Matters (dont Kevin Gray réalise le mastering). Si MM éditait sur SACD ou en streaming DSD. Le résultat serait du même acabit et peut-être (j'ai bien dit peut-être) meilleur encore.


Le problème, c'est que MM ne réalise que des vinyles 200g. Donc, si l'on veut écouter cette musique, avec le bénéfice qui résulte de leur travail, il faut en passer par le vinyle. CQFD.


Dome

* Enregistré le 25 février 1964, 'Out to lunch!' est sorti en 1964 chez Blue Note Records. Le CD, édité par Manhattan Records (suite aux rachats en chaîne du somptueux catalogue Blue Note), date, lui, de 1987. C'est la première version sur support numérique de cet album. Il est précisé utilement sur la pochette que "Les albums classiques Blue Note partant du milieu des années 50 jusqu'à la fin des années 60 étaient enregistrés directement sur une bande analogique à 2 pistes. Aucun système multipiste n'était utilisé et, en conséquence, aucun mixage n'était nécessaire. C'est pourquoi, ce CD a été réalisé par transfert du master analogique de première génération vers le numérique" (traduction Dome). L'enregistrement original est, bien sûr, signé Rudy Van Gelder. Il est présenté comme un des 25 meilleurs disques Blue Note.




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BRIG
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MessagePosté le: Sam 28 Mai 2016, 23:03    Sujet du message: Vinyle : a-t-on encore raison d'investir ? Répondre en citant

Bonsoir dome,


"Alors, en quoi le support vinylique est-il supérieur au CD dans cette affaire? Sans doute en rien! Il faut considérer les choses dans leur ensemble le plus large, celui qui englobe la production. Ce que les amateurs ne font quasiment jamais dans leurs commentaires ("Quand le sage montre la Lune, l'amateur regarde... le vinyle", proverbe chinois). Le résultat sonore qui est sorti des Caravelle n'est pas d'abord celui produit par ce merveilleux disque noir, mais il est surtout le produit du travail de l'équipe de Music Matters (dont Kevin Gray réalise le mastering). Si MM éditait sur SACD ou en streaming DSD. Le résultat serait du même acabit et peut-être (j'ai bien dit peut-être) meilleur encore."


Je crois que tout est dit et bien dit dans cette partie de ton message. Ce n'est pas le support vinyle qui est supérieur. Tout dépend en réalité du travail fait en amont de l'enregistrement et à l'enregistrement.


BRIG
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dome
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MessagePosté le: Dim 29 Mai 2016, 00:23    Sujet du message: Vinyle : a-t-on encore raison d'investir ? Répondre en citant

Oui, Brig, et surtout à la gravure. Car avec la technique du disque microsillon, c'est la phase déterminante qui diffère des procédés numériques sur disques optiques et, a fortiori, de l'audio dématérialisé.

La gravure est l'étape - que les anglo-saxons appellent cutting - qui consiste à transférer le signal analogique stéréo L-R (lui-même issu du mixage, si l'enregistrement a été effectué en multi-piste, et du matriçage, si l'on expérimente la quadriphonie SQ) de la bande magnétique au disque acétate sur métal servant de matrice mère. Le procédé emploie, dans sa phase finale, une machine qui s'apparente à un tour et à un outil qui est un burin graveur (par exemple le Neumann VMS 80 utilisé dans les studios historiques de EMI Abbey Road à Londres). Ce procédé technique audio nécessite une personne très qualifiée et expérimentée (on les compte aujourd'hui, dans le monde, peut-être sur les doigts des 2 mains) car il va régler le résultat final. Profondeur de gravure, espace (variable) entre sillons, adaptation de la dynamique, correction de la réponse, etc.

Ensuite vient le pressage. C'est un process électrolytique et mécanique, certes long et délicat, mais où les notions d'audio n'interviennent plus directement.

L'ensemble du process était totalement maîtrisé par DECCA au tournant de 1960. A tous points de vue, ses disques FFSL (Full Frequency Stereo Sound) de la série SXL "Made in England" en témoignent parfaitement. Ils sont l'objet d'un fort intérêt sur le marché de l'occasion. De nombreuses références du catalogue ont atteint une telle demande (et de telles côtes en occasion) que le ré-éditeur allemand Speakers Corner ré-approvisionne le marché du neuf sur une soixantaine de titres!

http://www.speakerscornerrecords.com/?freetext=&manufacturer=17&lab…

Produits en zone euro (chez Pallas en Allemagne), ces LP 180g sont beaucoup plus abordables, en France, que les productions US. Mais, dans un cas comme dans l'autre, on a entre les mains un objet neuf, qui n'atteint pas tout à fait le charme d'un exemplaire d'époque…

Dome
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dome
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MessagePosté le: Sam 4 Juin 2016, 12:17    Sujet du message: Vinyle : a-t-on encore raison d'investir ? Répondre en citant

A titre d'exemple, voici 2 disques du catalogue DECCA des années 60, l'un original datant effectivement de 1965 (Daphnis et Chloé), l'autre ré-édité par Speakers Corner au début des années 2010 (Boléro) avec fac-similé de l'étiquette du disque et des pochettes intérieure et extérieure. Les 2 sont issus d'enregistrements de l'Orchestre de la Suisse Romande dirigé avec le même bonheur par Ernest Ansermet. Le premier mis en vente actuellement entre £100 et £175 (en version stéréo SXL, état NM) en Angleterre, le second se vendant neuf à 29€ (soit £21). En soi, les disques se présentent sous la meilleure qualité, tant en ce concerne l'objet qu'en se qui concerne l'écoute (et c'est bien là l'essentiel). Si on y est sensible, on remarque quand même la qualité de réalisation supérieure des pochettes extérieures de l'ancienne époque (épaisseur, collage intérieur du rebord). Ce sont ces petits détails qui font le charme de l'ancien...





Lequel choisir entre l'original et la copie, que 50 ans séparent?

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vermo


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MessagePosté le: Dim 5 Juin 2016, 17:20    Sujet du message: Vinyle : a-t-on encore raison d'investir ? Répondre en citant

Bonjour,
Mon expérience ne va pas tout à fait dans votre sens. Je possède et j'écoute environ 200 disques. Je les ai acheté avant l'ère du cd, j'en ai récupéré quelques dizaines récemment. Il ne me viendrait pas à l'idée d'en acheter des neufs. Ma différence d'appréciation vient probablement du fait que mes disques sont de musique classique,je n'ai que  peu de jazz en vinyls.
Les labels des années 60 70 et 80, en particulier emi et dg ne se sont pas toujours foulés en matière de gravure et de pressage: cependant, quand c'est bon, c'est beau... Des petits labels comme astrée ou arion ont produit des merveilles,decca aussi.
Il n'en reste pas  moins que le cd m'a déçu,surtout au début.
J'ai fait aussi des comparaisons cd avec vinyl, mais le résultat dépend surtout du transfert et de la bande mère. Par exemple, des disques édités sous licence française par columbia dans les années 60 de la st matthieu par klemperer  ont un son caverneux. Les symphonies de bethoveen par monteux en cd sont acides, alors que les originaux sont des merveilles.
Ce qui m'a convaincu, c'est le son des sacd, mais pas leur prix... et aujourd'hui le téléchargement en 24 bits. Par ex, récemment, le violoncelle seul de bach par fournier. Bach sans craquement, ça fait craquer, et quel interprète, et quel son.


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dome
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MessagePosté le: Dim 5 Juin 2016, 19:23    Sujet du message: Vinyle : a-t-on encore raison d'investir ? Répondre en citant

Bonsoir Vermo,

Je n'ai pas encore eu l'occasion de comparer pied à pied un fichier Hi-Res avec un vinyle du même enregistrement. Bien que j'ai eu acheté un cinquantaine de fichiers sur Qobuz, c'était, sauf exception, en "qualité CD". Technologiquement parlant, ce sont les deux extrêmes. C'est le grand écart! Nul doute que la numérisation sur 24bit des bandes master analogiques datant d'une cinquantaine d'années ait ses qualités. Mais cela suppose que ces bandes soient intactes, sinon il faut commencer à corriger et à traiter le signal. Le but est quand même d'éviter cela.

Les suites de Bach par Fournier sont un grand classique, si j'ose dire. Depuis la première parution en 1961, les ré-éditions ont été régulières sur tous les supports jusqu'à aujourd'hui. On a donc l'embarras du choix. Personnellement, je possède un coffret 3 disques 33T ré-édité par Archiv (je ne sais pas quand). Les disques sont en parfait état et le son est magnifique, tout comme l'interprétation. Mais tous les enregistrements - mêmes les meilleurs - n'ont pas toujours cette chance d'être encore disponibles. Et là, il faut bien se satisfaire du support que l'on peut trouver en occasion.

Je partage totalement votre avis et vos réserves sur les premiers transferts sur CD dans les années 80 d'enregistrements effectués durant l'ère analogique. L'exemple que je citerais est, encore dans les suites de Bach, celles de Maurice Gendron chez Philips, version différente mais tout aussi recommandable que celle de Fournier. Le son du violoncelle est presque désagréable sur les CD (duretés dans les médium) alors qu'il est bien mieux restitué sur le disque noir (aucune dureté).

Je trouve aussi - et on n'est pas les seuls - qu'il y a eu une chute de qualité dans la fabrication des vinyles à partir des années 70. Certains l'expliquent par l'augmentation du coût de la matière première liée à celui du pétrole (1er choc pétrolier en 73). Les galettes sont devenues des crêpes de plus en plus fines. Je ne sais pas si cela est suffisant comme explication. Je crois surtout que le disque était devenu un support musical de masse et qu'il a fallu produire en grande série. Les usines pressaient tous types de musiques avec le même soin… Particulièrement les pressages faits en France, mais pas seulement. En revanche dans les années 60, même en France (Philips), je trouve que c'était plutôt pas mal.

Quant aux petits défauts de surface (tics…) attribués à raison aux vinyles, nous les connaissons tous. Mais franchement, sur un disque en très bon état, ils sont très rares et ne nuisent - à mon sens - en rien au plaisir d'écoute. Un disque vinyle est un objet fragile. Il peut se rayer. Il peut se salir. Mais on peut aussi le nettoyer, ou en trouver un autre… si on y tient.

Voilà, à bientôt (je vais poster un petit commentaire sur la première intégrale Beethoven de A. Brendel°;

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vermo


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MessagePosté le: Lun 6 Juin 2016, 17:39    Sujet du message: Vinyle : a-t-on encore raison d'investir ? Répondre en citant

Bonjour,
D'accord pour la qualité des disques Philips.  Faire une corrélation entre l'épaisseur des disques et leur qualité ne se confirme pas chez moi. Les disques économiques Decca sont des merveilles, bien que peu épais, les Decca les plus chers ne le sont pas toujours, mais peut-être est-ce un hasard.
Quand aux "tics", plutôt "tics, plong, srouitch et bzz "de fond, j'y suis peu tolérant. Une fois enlevés les bruits de surface, en musique classique surtout, on s'aperçoit qu'il y avait de la musique (la dynamique s'opère par en haut et en bas, jusqu'à l'extinction des notes). En jazz, pop et rock, j'y suis beaucoup moins sensible.
Bien à vous
vermo


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MessagePosté le: Mar 7 Juin 2016, 10:41    Sujet du message: Vinyle : a-t-on encore raison d'investir ? Répondre en citant

Bonjour !
Les problèmes du vinyle surgissent en musique symphonique, car la dynamique de pressage est insuffisante et oblige les ingénieurs du son à comprimer les fortissimo pour éviter le chevauchement des spires ainsi que l'echo inter-spire.
Certains CD destinés plutôt à une écoute en voiture souffrent également de ce problème.
Heureusement, des firmes comme CPO présentent de vraies dynamiques sur CD, de vrais ppp et de vrais fff.
_________________
Arnaud

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MessagePosté le: Mar 7 Juin 2016, 21:04    Sujet du message: Vinyle : a-t-on encore raison d'investir ? Répondre en citant

C'est vrai. Cabasse (Georges) avait montré que le manque de dynamique disponible sur le disque vinyle se manifestait déjà avec un piano de concert. Alors avec un symphonique... Mais il faut relativiser.


D'abord sur le fond. Est-ce que cela a un sens de restituer un orchestre symphonique, avec sa pleine puissance et sa pleine dynamique, dans un séjour domestique de quelques dizaines de m2? Non, au mieux on va monter le son jusqu'à avoir le même volume sonore qu'à une place de concert. Au-delà cela devient insupportable. Ensuite, dans une salle de concert digne de ce nom, le niveau acoustique résiduel (bruit de fond) est autour de 22dBA. Chez soi, ce n'est pas du tout la même affaire! Et je passe sur le lave-vaisselle qui tourne en arrière plan...


Ensuite, effectivement, lors du mastering, il faut "faire entrer" la dynamique issue de la prise de son sur le disque. Quelle dynamique peut accepter un vinyle? 40, 50, 60dB?

A bas niveau, on est dans le bruit de surface (et il faut reconnaître que sur les bons pressages, ce bruit est très bas - je parle du bruit continu, pas des tics). Les meilleurs pressages récents sont à ce niveau exemplaires, très propres. Mais certains anciens le sont aussi. Le bruit de fond de la platine elle-même est quasi négligeable (si le câblage est bon, on n'a pas un poil de ronflette).

A fort niveau, ce n'est pas le risque d'empiétement d'un sillon sur l'autre lors de la gravure qui limite (car le pas est variable automatiquement à la gravure: la lecture de la bande master se fait en 2 temps espacés de quelques secondes et lorsqu'un forte arrive, par anticipation, la machine augmente le pas pour laisser passer les crêtes et le réduit ensuite pour gagner du temps de gravure). Ce qui limite, c'est la limite de suivi de piste de la cellule de lecture en cm/s (avec les défauts associés distorsion, usure, voire sortie de piste...) Shure avait jadis développé le sujet - et la communication - autour de ses cellules haut-de-gamme. Si on arrive à 45-50dB, c'est déjà pas mal du tout... En analogique pur, AAA, même les magnétophones de studio limitent la dynamique (avec une plus grande marge, il est vrai, que le disque).


Bien sûr, si l'on est puriste, toute intervention visant à réduire la dynamique du signal est inacceptable. Mais, d'un point de vue réaliste, et lorsque le travail a été bien fait, je ne trouve pas que la limitation de dynamique soit musicalement gênante. Le vinyle est sans doute un bon support sonore pour un usage domestique. C'est aussi ce qui explique qu'il perdure.


Dome
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iriaax
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MessagePosté le: Mer 8 Juin 2016, 14:36    Sujet du message: Vinyle : a-t-on encore raison d'investir ? Répondre en citant

Hello Dome !
Malgré les spires à pas variables les échos inter-spires existent bel et bien sur les vinyles mais ils sont effectivement à la limite de la dynamique de ce support.
Ils apparaissent également au stockage des bandes masters.
Personnellement je n'ai jamais aimé la compression, entendre le niveau des cordes baisser au moment où le timbalier se déchaîne me fait grincer des dents.
Tout comme les prises de son à micros multiples, un basson qui apparaît d'un coup au premier plan, puis la harpe et ainsi de suite, c'est très artificiel et la spatialisation devient nulle. 
Ce n'est pas pour rien que les vinyles Charlin ont toujours la cote.
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Arnaud

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